Sommaire
Mercredi 15 Octobre 2008
Infos +

 

L’UMP, force de propositions, a mis en place les Ateliers du changement sur le thème « Refonder le capitalisme », sous la forme de séances de travail réunissant experts et acteurs socio-économiques.

 

 

Ces Ateliers du changement sont une nouvelle manière de débattre. Sans tabou, loin des discussions confidentielles entre spécialistes, l’UMP prend le parti d’informer et de montrer, en toute transparence, que des solutions existent et que la moralisation du capitalisme est possible.

Compléments d'infos +

Alexandre ARTUS

Connaisseur des marchés financiers, Alexandre Artus est directeur de la vente « action » du bureau de Paris de Cantor Fitzgerald Europe, société de courtage financier.


Gilbert-Jean AUDURIER

Connaisseur du secteur bancaire, où il a fait toute sa carriè re, Gilbert-Jean Audurier dirige une banque spécialisée dans le financement des PME.


Gilles CARREZ

Député-maire du Perreux-sur-Marne, Gilles Carrez est rapporteur général de la commission des Finances, de l’économie générale et du Plan de l’Assemblée Nationale.

Lire :

« Il est nécessaire de sécuriser les acteurs de l'économie »
Interview dans La Tribune (22 septembre 2008)

« Je ne veux pas céder au pessimisme »
Tribune dans le Journal du Dimanche (Dimanche 17 Aoû t 2008)



Yves CENSI

 

Député de l’Aveyron, Yves Censi est vice-président de la commission des Finances, de l'économie générale et du Plan de l’Assemblée Nationale. Il a publié le 18 juin 2008, un rapport d'information déposé en application de l'article 145 du rè glement, par la commission des Finances, de l'économie générale et du Plan sur l'impact des mesures législatives portant sur les produits financiers.


Grégoire CHERTOK

 

Associé-gérant de la banque Rothschild et Cie, où il a commencé sa carriè re à 25 ans, Grégoire Chertok est membre du conseil d’analyse économique (CAE) depuis 2006. Collaborateur de l’Institut Montaigne, il est co-auteur de Mieux gouverner l’entreprise(2003).


Bernard DELPIT

Entré à l’Inspection générale des finances à sa sortie de l’ENA, Bernard Delpit est conseiller économique du Président de la République.


Jean-Paul FITOUSSI

 

Professeur d’économie à l’IEP de Paris, Jean-Paul Fitoussi est également président de l’Observatoire franç ais des conjonctures économiques depuis 1989 et membre du Conseil d’analyse économique (CAE). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages d’économie, comme L'Idéologie du monde. Chroniques d'économie politique (2004).

 

Lire :

« Le gouvernement ne prend pas un grand risque »
Interview Le Parisien du 14 octobre 2008
« Un avenir plus clair quand le politique reprend ses responsabilités »
Interview La Croix - 29 septembre 2008

 

« Trop de rigueur ou pas assez »

Tribune &ndash Libération - Vendredi 19 Septembre 2008


Jean-Pierre LANDAU

 

Entré à l’Inspection générale des finances à sa sortie de l’ENA, Jean-Pierre Landau est second sous-gouverneur de la Banque de France et président du Comité des établissements de crédit et entreprises d’investissement.

 

 

Lire :
«
Un régulateur résolu et pragmatique »
Tribune -
Le Monde - Vendredi 8 Février 2008

Philippe MARINI

 

Sénateur-maire de Compiè gne, Philippe Marini est rapporteur Général de la commission des Finances, du contrô le budgétaire et des comptes économiques de la Nation du Sénat.


Bernard MARIS

 

Economiste, écrivain et journaliste, Bernard Maris est directeur-adjoint de la rédaction de « Charlie Hebdo » . Auteur de nombreux ouvrages économiques (Antimanuel d’économie, tomes I et II), il intervient réguliè rement sur l’économie dans des médias.


Lire :

" FMI, le retour ? "
Chronique France Inter - Mercredi 1er octobre 2008
« L’argent public au secours des apô tres du marché »
Chronique
France Inter - Jeudi 02 Octobre 2008
« Dans quel état va se retrouver l’économie américaine aprè s la crise ? »
Chronique
France Inter - Jeudi 09 Octobre 2008

Olivier PASTRE

 

Olivier Pastré est un économiste spécialisé dans la finance, ancien directeur de GP Banque et membre du Cercle des économistes. Il est actuellement professeur d’économie à l'Université de Paris VIII. En 2006, il a remis au ministre de l’Economie, des finances et de l’industrie le rapport final de la mission qui lui avait été confiée sur les « enjeux économiques et sociaux de l’industrie bancaire » . Il est l’auteur notamment du Roman vrai de la crise financiè re (avec Jean-Marc Sylvestre, 2008) et Economie bancaire (2007)

 

Lire :
«
La question n’est pas de réglementer davantage mais de mieux réguler »
Interview Banque et Informatique - Vendredi 1er Février 2008

« Créer une banque de la Méditerranée pour financer les PME »
Interview
Edition du Figaro Economie - Jeudi 22 mai 2008

« Le risque pour les déposants est nul »
Interview Libération - Mardi 7 octobre 2008s

« Vive la crise »
Tribune
Le Nouvel Observateur - Jeudi 2 octobre 2008
« Crise financiè re : &ldquo la faute aux pauvres&rdquo »
Tribune Les Echos - Mercredi 2 Juillet 2008

René RICOL

Expert comptable et commissaire aux comptes, René Ricol est président de France Investissement et de Ricol, Lasteyrie & Associés. Il est notamment l’auteur du rapport sur la crise financiè re internationale remis au Président de la République en septembre 2008, dans lequel il formule une trentaine de propositions pour mieux gérer le systè me financier international.


Lire :

« Il est vrai que l’on pouvait anticiper cette crise »
Interview
BFM &ndash Le Grand Journal - le 3 septembre 2008

Robert ROCHEFORT

 

Economiste de formation, Robert Rochefort est directeur général du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC) depuis 1995. Il est également membre du conseil d’analyse économique (CAE).


Joseph THOUVENEL

 

Joseph Thouvenel est secrétaire général adjoint de la Confédération franç aise des travailleurs chrétiens (CFTC), où il est en charge des questions économiques et européennes. Il est également membre de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF).


Agence de notation financière

Entreprises donnant des « notes » aux entreprises, aux Etats, ou à d’autres acteurs empruntant de l’argent sur les marchés financiers. Le rô le des agences de notation est de mesurer le risque de non remboursement des dettes de l’emprunteur. Plus la note est haute (la plus haute étant « AAA » ), moins l’investissement est risqué. Il existe trois agences de notations majeures : Standard and Poor’s, Moody’s et Fitch. Ces agences, privées et indépendantes, jouent un rô le majeur dans le fonctionnement des marchés financiers, en donnant aux investisseurs des indications sur la qualité des investissements qu’ils comptent opérer. En dépit de ce rô le essentiel, ces agences ne sont pas contrô lées.


Banque centrale

Institution nationale (ou supranationale, dans le cas de la BCE) chargée de la création de monnaie et de la politique monétaire. La banque centrale joue un rô le majeur dans le systè me bancaire : ayant en charge le bon fonctionnement des banques elle vérifie en permanence leur solvabilité et s’assure du respect des réglementations (« supervision bancaire » ). La banque centrale jouent aussi un rô le de « financeur » des banques par le biais de prê ts qu’elles leurs consent (dont le prix est le « taux directeur » fixé par la banque centrale). Les banques centrales les plus connues sont la Banque centrale européenne (BCE) pour la zone Euro, la Fed pour les Etats-Unis et la Banque d’Angleterre pour le Royaume-Uni.


Banque de détail

Une « banque de détail » exerce son activité auprè s des particuliers et des entreprises de petite taille. Elle octroie des crédits à la consommation et les crédits pour le logement ou pour la réalisation des investissements des PME.


Banque d'investissement

A la différence de la banque de détail, la banque d’investissement (ou banque d’affaires) est une banque s’occupant de l’ensemble des opérations intéressant les grandes entreprises, les Etats et les grands investisseurs. Les banques d’investissement gè rent notamment les opérations d’introduction en bourse et de fusion/acquisition. A New York, les cinq plus grandes banques d’investissement étaient Morgan Stanley, Goldman Sachs, Lehmann Brothers, Bear Sterns et Merrill Lynch. Seules deux de ces banques ont pour l’instant survécu à la crise financiè re.


Conseil d'administration

Instance d’une entreprise composé d’administrateurs élus par les actionnaires et dont le rô le est d’exercer le contrô le du « management » de l’entreprise : directeur général, directeurs, etc. Le directeur général est en outre nommé par le conseil d’administration. Les conseils d’administration comptent en particulier des administrateurs « indépendants » et des administrateurs représentants les salariés. Les membres des conseils d’administration sont rémunérés à l’aide de « jetons de présence » : la rémunération dépend donc de la présence aux séances du conseil.


Contrôle interne

Dispositifs internes à une banque permettant de contrô ler les activités de « marché » en s’assurant que les opérations réalisées par les « traders » ne sont pas contraires à la réglementation et aux rè gles internes de la banque, notamment sur les risques pris par cette derniè re. Les activités de contrô le interne doivent ê tre aux maximum séparées des activités « opérationnelles » (activités de marché), afin d’en assurer l’efficacité.


Fonds propres

Capitaux apportés par le ou les propriétaire(s) d’une banque ou d’une autre entreprise (on parle alors de « capitaux propres » ), auxquels s’ajoutent les bénéfices qui n’ont pas été distribués aux actionnaires. Les fonds propres des banques constituent une partie du « bilan » et doivent ê tre en quantité suffisante pour assurer la sécurité de l’activité de la banque. Si les fonds propres ne sont pas suffisants par rapport aux crédits que distribue la banque, alors celle-ci doit trouver de nouveaux fonds propres, par le biais de la « recapitalisation » .


Hedge funds

Fonds financiers jouant un rô le majeur dans le systè me financier international. L’essentiel de leur activité est basée sur la spéculation. Un hedge fund américain, LTCM, a été à l’origine de perturbations majeures sur les marchés financiers et monétaires en 1998, malgré une intervention de la Banque centrale de New York et de plusieurs banques lui ayant évité la faillite.


Liquidité

Capacité pour une banque à acheter ou à vendre rapidement des actifs sur un marché. En cas de manque de liquidité, la banque est en « crise de liquidité » et, si rien n’est fait, elle est mise en faillite. La crise financiè re actuelle est caractérisée par un manque de liquidités à disposition des banques, c'est-à-dire d’argent rapidement mobilisable. Ces difficultés à trouver des liquidités sont aggravées par le fait que les banques ne se prê tent plus entre elles (on dit alors que le « marché interbancaire » est « fermé » ), ce qui oblige les banques centrales et les Etats à intervenir pour permettre aux banques de retrouver des liquidités.


Marché interbancaire

Marché financier uniquement ouvert aux banques, au sein duquel ces derniè res se prê tent de l’argent. Le marché interbancaire est une modalité majeure de financement des banques entre elles et assure leur accè s à des liquidités. En cas de difficultés comme actuellement, le marché interbancaire est « fermé » , ce qui signifie que les banques ne se prê tent plus entre elles.


Normes comptables IFRS

Normes comptables s’imposant à toutes les entreprises faisant appel public à l’épargne (cotation en bourse par exemple). Elles obligent notamment à comptabiliser dans le « bilan » des entreprises les actifs détenus à leur « juste valeur » (« fair value » en anglais), c'est-à-dire souvent au prix du marché. Il s’ensuit que lorsque les actifs détenus perdent de leur valeur, comme c’est le cas actuellement à cause de la crise financiè re, le « bilan » des banques se dégrade automatiquement et leurs difficultés financiè res s’aggravent. Les normes IFRS sont accusées d’avoir ainsi renforcé les difficultés des banques.


Paradis financier

Etat caractérisé par un haut degré de « secret bancaire » . Ne doit pas ê tre confondu avec un paradis fiscal, qui désigne un territoire où la fiscalité est trè s attractive. Dans les deux cas, la réglementation ou la fiscalité avantageuse attirent de nombreuses activités économiques et financiè res.


Produit dérivé

Produit financier complexe, qui peut se définir de faç on trè s générale comme un contrat financier portant sur un autre actif. Il existe trois types de produits dérivés : les options, les contrats à terme ou futures, et les contrats d’échange ou swaps. Les produits dérivés sont échangés sur les marchés de produits dérivés, peu réglementés.


Recapitalisation

Augmentation de capital d’une banque ou d’une société destinée à reconstituer un niveau suffisant de fonds propres. Les opérations de recapitalisation sont une maniè re de lutter contre les effets d’une crise financiè re comme celle que nous connaissons, lorsque les banques cherchent à reconstituer leurs fonds propres pour restaurer leur solvabilité.


Règles prudentielles

Rè gles défini par les autorités pour limiter les prises de risques trop importantes, notamment par une banque. La principale rè gle prudentielle dans le domaine bancaire est le « ratio McDonough » , qui oblige les banques à maintenir le niveau de leurs fonds propres au dessus de 8% des crédits qu’elles distribuent. Ce ratio de « solvabilité bancaire » est utilisé dans le monde entier.


Restriction d'accès au crédit

Lorsqu’une banque de détail rencontre des difficultés financiè res, elle réagit en limitant les crédits qu’elle distribue, tant aux ménages qu’aux entreprises. Il s’ensuit ce que l’on appelle un « resserrement » ou une « restriction » du crédit, préjudiciable à l’activité économique dans son ensemble.


Solvabilité

Capacité d’une banque à répondre à ses échéances financiè res à moyen et long terme. La solvabilité s’oppose à la liquidité, qui est la capacité à répondre à ses échéances financiè res à court terme. Une banque en situation d’insolvabilité ne pourra plus emprunter car les susceptibles de la financer jugeront qu’elle ne pourra pas rembourser ses dettes. Sa situation financiè re sera d’autant plus dégradée.


Subprime (ou subprime loan : crédit subprime)

Crédit à risque offert à un emprunteur qui n'a pas les garanties suffisantes pour bénéficier du taux d'intérê t le plus avantageux (« prime » ). L’emprunteur est un ménage présentant des risques de défaillance dans le remboursement de ses crédits. Les taux d’intérê t de ces prê ts, initialement bas, augmentent quelques années aprè s et intè grent une prime de risque forte. Gagé sur le logement de l’emprunteur, ce qui en fait un crédit hypothécaire, il est risqué pour le prê teur mais est rentable lorsque le prix de l’immobilier augmente. En cas de défaillance du ménage emprunteur, l’organisme prê teur met en vente le logement et se rembourse. Mais lors d’une crise conduisant à une baisse des prix du logement, le produit de la vente de ce dernier n’est plus suffisant pour rembourser le prê t. L’organisme prê teur doit en assumer les conséquences financiè res et est mis en difficulté. C’est ce qui s’est produit aux Etats-Unis en 2007 avec la crise des subprime, c'est-à-dire un grand nombre de défaillances de ménages emprunteurs et la baisse du prix du logement.

 


Titrisation

Technique financiè re complexe qui consiste pour une banque à transférer à des investisseurs ses actifs financiers tels que des créances (prê ts immobilier comme les subprime par exemple). Une structure financiè re ad hoc joue l’intermédiaire en rachetant ces créances puis en les transformant en « titres » . ces titres sont achetés par les investisseurs, par exemple des banques. En cédant ses créances à une structure indépendante, la banque n’en assume plus les risques. Le recours à la titrisation conduit donc à déresponsabiliser des banques. La titrisation est aujourd’hui accusée d’avoir encouragé les banques à distribuer à outrance des crédits subprime et les investisseurs à acheter des « titres pourris » basés sur ces subprime, alimentant ainsi la crise au niveau mondial.